• Le site d'information des personnes atteintes de diabète de type 2
 
OK


qu'est-ce que c'est ?

Quelques kilos à perdre, un peu trop de sucre dans le sang, le diabète de type 2 est une maladie silencieuse qui semble très banale. Pendant des années, vous vous sentez bien et vous n’avez pas de symptômes particuliers. Pourtant vos vaisseaux sanguins souffrent de cet excès de sucre, entraînant un vieillissement accéléré de nombreux organes de votre corps. Sans traitement, de graves complications peuvent apparaître à long terme, et d’autant plus que votre diabète est associé à d’autres facteurs de risque, comme le tabagisme, l’excès de cholestérol ou l’hypertension artérielle. Le diabète de type 1, ou diabète insulinodépendant, est une maladie grave d’emblée qui nécessite un traitement rapide par insuline.

 

Le diabète de type 2

Le diabète est défini par un taux de sucre anormalement élevé dans le sang. Pour affirmer le diagnostic, ce taux, ou glycémie, doit être de plus de 1,26 gramme par litre à jeun, lors de deux prises de sang à quelques semaines d’intervalle.

 

Le diabète de type 2, ou diabète non insulinodépendant, ou diabète gras, apparaît classiquement à l’âge adulte, chez des personnes présentant un léger embonpoint et ayant souvent des diabétiques dans leur famille. En France, 90 % des diabétiques sont concernés par cette maladie insidieuse.

 

 

 

Le diabète de type 1

Les autres, 10 % des cas, souffrent de diabète de type 1, ou diabète maigre, qui apparaît plutôt chez le sujet jeune avant vingt ans. Il se manifeste brutalement par un amaigrissement, une soif intense et des urines fréquentes. Il est dû à une destruction rapide (d’origine incertaine, peut-être virale), de plus de 80 % des cellules du pancréas qui sécrètent l’insuline, provoquant un déficit sévère de cette hormone. Or c’est elle qui est chargée de maintenir le sucre, carburant indispensable de notre corps, à un taux normal dans le sang en le faisant rentrer dans les cellules.

 

 

Dans le diabète de type 2, l’augmentation de la glycémie est due à une mauvaise régulation du sucre dans l’organisme par l’insuline. Cette maladie résulte en fait de l’interaction de deux mécanismes : tout d’abord, un dysfonctionnement, probablement génétique, des cellules du pancréas, dites cellules bêta, qui fabriquent l’insuline. Ces cellules ne sont pas détruites comme dans le diabète de type 1, mais elles fonctionnent mal et ne s’adaptent pas aux conditions auxquelles elles sont soumises.

 

 

Le deuxième mécanisme est la résistance des cellules à l’insuline, ou insulinorésistance, c’est-à-dire que l’insuline peine à faire entrer le sucre dans les cellules pour leur apporter leur énergie. La production de cette hormone augmente pour essayer de « forcer » l’entrée du sucre dans les cellules afin de maintenir une glycémie normale. Lorsque cette première mesure ne suffit plus, le pancréas s’épuise et le sucre s’accumule dans le sang et c’est le diabète de type 2.

Cette résistance à l’insuline apparaît normalement avec le vieillissement, mais elle est surtout provoquée par de mauvaises conditions hygiéno-diététiques : l’excès calorique et la sédentarité. Si le muscle ne travaille pas, c’est le cas de la sédentarité, ou si les réserves en graisses sont très importantes et utilisées préférentiellement comme dans l’obésité, les cellules deviennent moins sensibles à l’insuline.

 

Un peu d’histoire…

« Urine de miel » fut le premier nom donné au diabète, en Inde, cinq siècles avant Jésus-Christ, car la présence de sucre dans l’urine des malades attirait les mouches… et permettait le diagnostic.
Le mot diabète est apparu dans l’Antiquité. Il signifie « ce qui traverse ». On pensait que les symptômes de soif intense et d’urines abondantes étaient dus au fait que les boissons ne restaient pas dans le corps, mais le traversaient directement.
Ce n’est qu’au XIXe siècle que le mécanisme réel de la maladie a été connu. Lors d’une expérience sur la digestion, des chercheurs de Strasbourg retirent le pancréas sur des chiens, et observent alors que ces animaux présentent tous les symptômes du diabète. Quelques années plus tard, on découvre que le pancréas sécrète une hormone, l’insuline, dont le déficit est responsable du diabète. Et en 1921, un jeune diabétique profitera pour la première fois du traitement par l’insuline.



Le diabète Mody

Il existe une forme plus rare de diabète de type 2 (5 % des cas) qui apparaît chez le sujet jeune, le diabète MODY (Maturity Onset Diabetes in the Young). L’anomalie génétique est unique, connue et se retrouve fréquemment dans une même famille.


Un site dédié à l’information des patients diabétiques de type 2.