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Les risques associés

Les kilos en trop, un fléau mondial…


Surpoids, obésité… l’excès de poids concerne aujourd’hui plus de quatre Français sur dix. C’est un véritable problème de santé publique qui a un retentissement important sur la santé. Le diabète de type 2 est une des complications majeures de l’obésité, comme les atteintes cardio-vasculaires ou articulaires, l’augmentation des lipides dans le sang, l’hypertension, l’apnée du sommeil… L’obésité abdominale ou androïde est un facteur de risques cardio-vasculaires particulièrement important.
Classiquement maladie de la maturité, le diabète de type 2 commence à toucher les enfants dans certains pays, comme les Etats-Unis, où l’obésité est un véritable fléau.

 

Le calcul de l’IMC

Le surpoids et l’obésité sont définis par le calcul de la corpulence ou IMC (Indice de Masse Corporelle).
IMC = Poids (en kg) / Taille x Taille (en mètre).
- Entre 18 et 25 kg/m2, le poids est normal.
- De 25 à 30, il s’agit de surpoids.
- A partir de 30, c’est l’obésité.
Chez l’enfant, la corpulence dépend de l’âge. Il faut se référer aux courbes des carnets de santé.

Pourquoi grossit-on ?

L’excès de poids est un excès de masse grasse. Comment apparaît-il ? La réponse est mathématique ! Quand les apports alimentaires sont supérieurs aux dépenses énergétiques de notre corps, celui-ci fait des réserves de graisses... et c’est la prise de poids. En principe, notre corps règle de lui-même l’apport alimentaire en fonction de ses besoins grâce à la faim et à la satiété. Les régimes à répétition peuvent supprimer ce système de freinage de l’appétit et favoriser la prise de poids. En outre, nous sommes inégaux face aux kilos. Chacun possède un poids « de base », génétiquement déterminé, vers lequel son organisme tend toujours à revenir. Certaines personnes sont prédisposées à être en surpoids. Un excès de 1 000 kcal par jour pendant 3 mois chez des volontaires entraîne une prise de poids variant du simple au triple selon les sujets.

 

Prévenir

Il est plus facile de garder la ligne que d’éliminer les kilos en trop. D’où l’importance de la prévention.
L’équilibre énergétique entre les apports alimentaires et les dépenses doit lutter contre l’abondance alimentaire d’un côté, et des dépenses physiques insuffisantes de l’autre : 70 % du surpoids est lié à notre environnement, aux changements dans notre mode de vie...

Côté « dépenses » : bougez
Les muscles sont les seuls tissus de notre corps capable d’augmenter les dépenses d’énergie, de brûler les excès de calories. Et une masse musculaire brûle plus de calories qu’une masse grasse, même au repos.
Nous devons effectuer, 5 jours par semaine, au moins 30 minutes par jour d’activité modérée dans la vie quotidienne : marche rapide, vélo, natation ou activités ménagères. Préférez les escaliers à l’ascenseur, déplacez-vous à pied le plus souvent possible… et incitez vos enfants à faire de même.

Côté apports alimentaires : moins de graisses
Les graisses interviennent à 40 % dans notre ration alimentaire, alors que nos aïeux n’en consommaient que 30-35 % et ils avaient raison ! En revanche, les sucres (pâtes, céréales, pain, fruits, confiture...) sont passés de 50 à 40 %. C’est insuffisant. Plus une alimentation est riche en fruits, légumes et féculents, moins elle est riche en lipides. Et inversement. Quant aux protéines, elles sont une constante dans l’alimentation (15-20 %).

 

Traiter


Le contrôle du poids est nécessaire pour un Français sur 3, voire vital pour les 11 % d’obèses. Une perte de poids même modérée diminue le risque de complications de l’obésité. Par exemple, une perte de poids de plus de 5 kg divise par plus de 2 le risque de diabète.

Que vous ayez 5, 10 ou 15 kg à perdre, la règle est simple, faites pencher la balance énergétique du côté des dépenses. En clair, consommez moins (et mieux) et dépensez plus. Soyez patients. L’excès de poids ne s’est pas constitué en un jour ! Il s’est installé par étapes. Maigrir, c’est parcourir le chemin inverse!

 

 

 

Interview

Le bypass, l'opération de choix pour les diabétiques
      

Pour le Professeur Fabrizio Andreelli, diabétologue à l’hôpital Cochin à Paris, la technique réversible de réduction de l’estomac par un anneau gastrique, qui est l’intervention la plus pratiquée en France dans l’obésité, ne produit pas cet effet immédiat sur la sécrétion de l’insuline, et par conséquent sur la glycémie, observée avec la dérivation gastrique par bypass. Ecoutons-le.

 

 

en savoir plus...

Le tissu adipeux,
un stock d’énergie

La graisse ou tissu adipeux est une réserve de lipides. Les cellules adipeuses peuvent multiplier leur taille par dix ! Cela permet d’emmagasiner de l’énergie un peu partout dans l’organisme. Et c’est normal.
Pour pouvoir faire face aux maternités, la femme stocke plus de lipides que l’homme : 20 à 25 % du poids chez une femme, et 10 à 15 % du poids chez l’homme.

 

 

VIDEO

La graisse abdominale, un danger pour l’organisme



Depuis plus de 20 ans, le Pr Jean-Pierre Després, de l’hôpital Laval de Québec au Canada, travaille sur le rôle néfaste de l’obésité abdominale. Dans une édition récente de la célèbre revue scientifique Nature, il résume l’état des connaissances dans ce domaine. Il nous explique par quels mécanismes pourrait agir cette répartition particulière de la graisse, notamment chez les diabétiques de type 2.

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