le diabète au quotidien
Le
diabète de type 2 se vit chaque jour, toute l’année
et jusqu’à la fin de la vie. Avec les traitements
disponibles aujourd’hui le diabète doit bien se
vivre au quotidien. Simplement, le patient s’adapte à
de nouvelles contraintes, pour empêcher les complications
d’arriver ou d’évoluer. Qu’est-ce que
l’entourage doit savoir par exemple, ou comment se soigner
quand une autre maladie survient ? Gérer sa sexualité,
préparer sa grossesse, se soigner les pieds, anticiper
un voyage… Quelques indices pour que le diabète
soit plus un assortiment de bonnes habitudes qu’une maladie
invalidante.
Le rôle de l’entourage
Le diabète n’est pas une maladie honteuse. S’il
est une maladie chronique que l’on se doit de partager
avec son entourage, c’est bien celle-là. Il faut
avertir les proches, famille ou collaborateurs professionnels,
afin que l’on puisse vous aider en cas d’hypoglycémie.
Éduquer
un diabétique, c’est aussi éduquer son entourage
à dépister les signes d’alarme d’une
hypoglycémie (malaise, troubles du comportement, agressivité,
refus de manger, nausées…). Tous ces signes peuvent
être en rapport avec une hypoglycémie qui, par
son caractère même faussera votre jugement, mais
alertera votre entourage. Celui-ci vous aidera à absorber
du sucre ou des boissons hyperglucidiques, voire, si votre conscience
est altérée, vous faire une injection de glucagon
en attendant l’intervention médicale.
Le kit de glucagon
Le glucagon est une hormone qui fait monter la glycémie.
Il existe un kit prêt à l’emploi pour injection
sous-cutanée ou intramusculaire. À avoir absolument
dans son réfigérateur après avoir expliqué
à son entourage comment et quand l’utiliser.
Informez votre médecin du travail de votre
diabète
Le médecin du travail est un acteur de santé important
dans la prise en compte de votre maladie chronique. Il peut
intervenir auprès de votre employeur pour changer ou
aménager votre poste de travail, vos horaires afin de
faciliter votre vie socioprofessionnelle. Il faut établir
une relation de confiance avec votre employeur car votre maladie
n’est pas un «handicap» dans la réalisation
de votre travail.
Informez votre assurance…
Si votre diabète se déclare alors que votre assurance
automobile est en cours, il est préférable de
l’informer par l’intermédiaire du médecin-conseil
de la compagnie, information accompagnée d’une
lettre de votre médecin traitant ou de votre diabétologue.
Cette information peut attester que votre diabète n’est
pas incompatible avec la conduite automobile car il est bien
équilibré et que vous savez gérer le risque
d’hypoglycémie. Mieux vaut prévenir son
assurance et payer une surprime que de rentrer dans une situation
conflictuelle en cas d’accident.
Informez vos amis sportifs
Le sport est un « médicament » du diabète,
mais cette activité doit être pratiquée
dans des conditions optimales pour votre sécurité
et celles des autres.
- Ne pratiquez pas un sport en solitaire à moins de
bien vous connaître et d’avoir un diabète
parfaitement équilibré.
- Pratiquez plutôt un sport en groupe en informant vos
partenaires que vous êtes diabétique et que vous
pouvez avoir besoin de sucre au cours de votre activité.
Il est rare qu’un sportif, même non diabétique,
ne sache pas ce qu’est une hypoglycémie. Les
cyclistes connaissent bien la fringale, mais il vaut mieux
les informer de ce qu’ils peuvent faire pour vous dans
cette situation.
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VIDEO
Le rôle des associations

Pour Claude Sokolowsky, président de la Ligue des diabétiques de France, il est plus facile et plus efficace d’apprendre à gérer son diabète au sein d’un groupe plutôt que de l’apprendre tout seul.
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Permis de conduire.
Si le permis de conduire a été obtenu avant
d’être diabétique, il n’y a pas lieu
de déclarer la maladie à la préfecture.
Sinon il faut le faire, et vous passerez tous les trois ans
devant la commission médicale des permis de conduire
qui statue sur le renouvellement, ou non, en fonction de l’équilibre
du diabète et de l’existence de complications (vision
par exemple).
En savoir plus...
Le diabète n’est
pas contagieux.
Informer son entourage familial, amical et socioprofessionnel
est un gage de sécurité et de responsabilité.
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